3 janvier 2020 / Le Blog Préservation du Patrimoine

Une sensation de froid dans son logement pendant les périodes d’hiver, des difficultés à payer les factures de chauffage… Plus d’un français sur dix vit aujourd’hui dans une situation de précarité énergétique. Soit 7 millions en France. Nous allons voir en quoi l’isolation énergétique doit-être une priorité pour les situations de précarité énergétique.

 

La précarité énergétique c’est quoi ?

Un foyer familial connait une situation de précarité énergétique « lorsque ses revenus et ses conditions d’habitat ne lui permettent pas de satisfaire ses besoins en énergie de chauffage », explique l’ONPE (l’Observatoire National de la Précarité Énergétique). Par conséquent, les familles touchées peuvent subir le froid durant les mois d’automne et d’hiver. Certaines ont également des difficultés à régler leurs factures. Afin de mesurer l’ampleur de ce phénomène en France, plusieurs indicateurs sont utilisés, à commencer par le taux d’effort énergétique : sont considérés comme étant en situation de précarité énergétique les ménages les plus modestes qui consacrent 8 % ou plus de leur budget aux dépenses d’énergie dans leur logement.

 

Les foyers français concernés

La précarité énergétique est un phénomène de plus en plus courant en France : près de 3,3 millions de ménages étaient touchés en 2017, soit un total de 6,7 millions de personnes. Ils représentent 11,6 % des foyers de notre pays. Le nombre de familles concernées a légèrement diminué depuis 2013 où 14,5 % des ménages étaient touchés. Mais ce reflux est malheureusement causé en partie à cause d’un phénomène conjoncturel : la météo, plus douce ces dernières années. Autre élément explicatif : une « baisse des consommations d’énergie dans les logements » observée au-delà de ce contexte météorologique et liée à l’ « amélioration tendancielle des performances énergétiques des logements », explique l’ONPE. Des logements globalement plus économes.

 

 

une partie de la population souffre du froid en hiver

La précarité énergétique a des conséquences directes, souvent douloureuses, sur le quotidien des personnes touchées. Ainsi, en 2018, 30 % de l’ensemble des Français ont restreint le chauffage chez eux pour ne pas devoir acquitter des factures trop élevées, selon le baromètre Energie-Info du médiateur national de l’énergie. L’enquête révèle que le phénomène a touché plus particulièrement les jeunes adultes, le taux atteignant 43 % chez les 18-34 ans.

Dans le même temps, « 15 % des foyers français ont souffert du froid l’hiver 2017-2018 pendant au moins 24 heures », indique le baromètre (23 % des 18-44 ans). Cela est dû, pour 40 % des foyers dans ce cas, à une mauvaise isolation de leur logement, pour 28 % à une installation de chauffage insuffisante. L’ONPE précise par ailleurs que « 1 ménage français sur 10 rencontre des difficultés à payer ses factures d’énergie ». Les travaux d’isolations au vue de leurs importances font partie des travaux les plus réalisés en 2019.

 

 

Quelles sont les régions les plus touchées ?

Certaines régions françaises sont plus touchées que d’autres par la précarité énergétique. C’est le cas pour le Grand Est (24,3 %), de la Bourgogne-Franche Comté (24 %), des Hauts-de-France (18,8 %) ou encore de l’Auvergne-Rhône-Alpes (18,6 %). Les ménages qui y résident sont plus vulnérables face aux dépenses énergétiques. A contrario, « le taux d’effort énergétique modélisé est plus faible dans le Sud de la France et en Ile-de-France », explique l’ONPE.

Le climat des régions concernées explique en règle générale ces inégalités géographiques. Les hivers sont plus rigoureux dans l’Est de la France et le Massif Central. Mais d’autres facteurs doivent également être pris en compte pour comprendre ces différences : le niveau de revenu moyen (il joue notamment en faveur des habitants de l’Ile-France, où le taux n’est que de 7,5 %), la superficie et le type de logement, la période de construction ou l’énergie utilisée.

 

Des aides pour les ménages 

Des travaux de rénovation permettent de réduire la précarité énergétique. Mais ils impliquent un effort financier que de nombreux foyers ne peuvent fournir. 60 % des Français n’ayant pas engagé des travaux qu’ils jugeaient, par ailleurs, nécessaires, invoquaient en 2017 un manque de ressources financières, selon une enquête de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Des aides sont présentes pour accompagner les foyers modestes. Parmi elles, le programme « Habiter Mieux » de l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat), est un programme qui propose des subventions sous conditions de ressources, notamment aux propriétaires occupants. En 2018, 62 345 logements ont bénéficié de cette aide.

 

Autre dispositif ciblant les ménages modestes : le chèque énergie. Il a été adressé à 5,6 millions de foyers en 2019. Avec un montant moyen de 200 €, et permet de s’acquitter de s’acquitter de certaines dépenses énergétiques (factures d’électricité, de gaz, rénovation énergétique…). Le Fonds de solidarité pour le logement accorde également des aides en direction des foyers fragilisés. Cela Facilite ainsi le paiement de leurs factures.

 

 

Pour aller plus loin :

Les travaux préférés des Français ( en cours de rédaction)

Travaux les plus réalisé en France

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